Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 13:42

 

 

God of War : Chains of Olympus

 

   

Telle la violence engendrant la violence, le succès, mérité, du premier God Of War appela un second opus se posant encore aujourd'hui comme le diamant noir du beat'em all aux éclats rouge sang et à la suprématie incontestable. En deux épisodes, Sony fixa de nouvelles limites qualitatives et narratives en faisant au passage la nique à toutes les grosses franchises japonaises. Il est donc désormais acquis que Kratos, s'il n'est pas encore arrivé au bout de son voyage, a depuis longtemps acquis ses galons de dieu vivant auprès d'une frange de joueurs tout entiers dédiés à sa cause vengeresse. Et quoi de mieux qu'une nouvelle page de ses aventures pour confirmer ce statut mythique ou quand le malheur des uns fait le bonheur des autres...

 

Les antihéros ayant toujours été plus intéressants à suivre que leurs homologues proprets sous tous rapports, le spartiate de Sony était dès le départ voué à connaître le succès. D'autant plus vrai que pour l'épauler, les développeurs s'étaient surpassés afin de repenser les mécanismes du jeu d'action ici magnifiés par de virevoltants jeux de caméra, le tout couplé à un gameplay jouissif qui a depuis lors fait de nombreux émules. Sorte d'hommage de pixels à des chefs-d'oeuvre du 7ème art tels Le choc des titans ou Jason et les Argonautes, God Of War et sa suite Divine Retribution se prévalaient également d'une barbarie sans nom synonyme de violence graphique qui aura depuis fait les beaux jours de la fulgurante adaptation cinématographique du 300 de Frank Miller. Beaux, délirants de qualités, façonnant la mythologie grecque afin qu'elle s'adapte à la malédiction de Kratos, les deux premiers segments de la saga entrèrent dans la légende en montrant la voie aux opus suivants, inévitables, compte tenu de l'aura d'excellence de la série.



Si le choix d'opter pour la PSP est plus ou moins compréhensible, le joueur aura sans doute, à raison, le droit d'être déçu compte tenu des restrictions de la portable limitant de ce fait l'évolution visuelle d'un univers dont la richesse graphique est un des piliers centraux. Pour pallier à ce problème, la major japonaise a judicieusement choisi les équipes de Ready At Dawn, Sony Santa Monica Studio étant vraisemblablement tout occupé à peaufiner God Of War 3 sur PS3... Prenez votre temps les gars, prenez votre temps. Bref, les petits génies derrière l'excellent Daxter n'ayant plus rien à prouver quant à leur maîtrise de la Playstation Portable, le tout était de savoir ce qu'ils allaient nous concocter pour asseoir définitivement le règne de l'albinos. Question qui a depuis longtemps trouvé sa réponse en se soldant par un prologue à la tempête se déroulant après le massacre de la famille de Kratos et avant le premier God Of War avec qui il fait d'ailleurs la jonction au millimètre près en clôturant son épopée sur le plan d'ouverture du tout premier segment.



D'un point de vue narratif, Chains Of Olympus s'entête donc à reprendre une trame convenue. Nous narrant cette fois l'ambition de Morphée décidé à délaisser le royaume des rêves pour la Terre après avoir plongé tous les dieux dans un profond sommeil. Le soleil disparu, c'est à Kratos qu'il va alors incomber la tâche de remettre à sa place l'astre du jour sur les bons conseils de l'indéfectible Athena. Discours rageurs, batailles homériques, frivolité, tout est une fois de plus réuni pour faire de cet épisode un clone de Divine Retribution. Seulement voilà, s'il est difficile de ne pas être ébloui par les qualités techniques de l'oeuvre, le jeu souffre de nombreuses tares qu'on a un peu de mal à lui pardonner. Tout d'abord, on pourra critiquer la construction même du soft qui démarre en fanfare avant de tomber dans une sorte de joyeuse contemplation bien moins hargneuse que le premier quart de l'aventure, manquant cruellement d'empoignades anthologiques et se finissant par un level-design longitudinal. De fait, après avoir arpenté la cité d'Attica avant d'affronter un impressionnant Basilic, on se retrouve à errer dans de superbes décors, vastes et se laissant visiter sans d'encombrants temps de chargements. Parfait sauf qu'on a la désagréable impression que l'action est trop diluée même si nous avons bien évidemment toujours droit à des joutes à un contre dix.

 



Et c'est ici que le bât blesse puisque si on peut tolérer l'absence de véritables nouveautés, on est en revanche un peu déçu de se retrouver face à un titre donnant parfois l'impression de ne pas aller assez loin. Du coup, si l'évolution des armes et magies est toujours à l'ordre du jour, tout comme les actions contextuelles, on critiquera malgré tout un vrai manque par rapport à Divine Retribution. Exit donc les phases de shoot'em up tout comme les Finish Moves spécifiques aux armes utilisées. Ainsi, s'il est permis de récupérer en plus des Lames du Chaos, le Gant de Zeus (afin de détruire, entre autres, des éléments du décor ou de combattre à "mains nues"), notre farouche guerrier utilisera automatiquement ses sabres pour en terminer avec ses ennemis. Frustrant d'autant qu'en plus d'une seule et unique nouvelle arme, nous n'avons droit qu'à un véritable pouvoir magique inédit, l'Efreet, La lueur de l'Aube et la Colère de Charon n'étant finalement que d'anciens pouvoirs remis au goût du jour. Sur ce point, Chains Of Olympus fait donc aussi pâle figure que celle de Kratos.



Malheureusement, les diatribes ne s'arrêtent pas là. Bien que nous n'ayons pas vraiment à pointer du doigt la jouabilité utilisant astucieusement les capacités de la console, on signalera tout de même quelques actions peu évidentes à exécuter nous demandant le plus souvent d'utiliser le stick analogique afin d'occire un adversaire. Néanmoins, ceci est une question d'entraînement même si on regrettera ce bon vieux Dualshock 2. Par contre, la vraie faiblesse de ce GoW réside dans sa très faible durée de vie variant, suivant le mode de difficulté, entre quatre et cinq heures trente environ. Cruelle déception même si ses grands frères ne brillaient pas vraiment, eux non plus, par leur outrancière longévité. Il est d'ailleurs ironique de constater que l'utilisation des derniers cadeaux divins se résume à une poignée de grosses minutes sachant qu'on nous les offre dans la dernière ligne droite. L'autre conséquence de cette fugace aventure tient en son petit nombre de boss (trois en tout et pour tout), dont la présence était pourtant un élément crucial de Divine Retribution.



Faut-il pour autant fuir le fantôme de Sparte, enchaîné plus que jamais à ses erreurs du passé et son funeste destin ? Difficile d'être catégorique vu qu'en prenant en compte des considérations financières mais aussi les qualités intrinsèques de Chains Of Olympus, il n'est pas évident d'émettre un avis net et tranché. De plus, en dépit des défauts évoqués plus avant, la progression limpide procure de très bons moments dont l'intensité ne dépasse toutefois jamais ceux du précédent épisode. On retiendra tout de même des séquences inspirées dont une, primordiale, se déroulant aux Champs Elysées, et nous offrant sans doute un des moments les plus beaux, douloureux et empathiques de toute la saga grâce, notamment, à une astuce de gameplay, déjà mise en exergue lors du final de Metal Gear Solid 3. En substance, nonobstant ses grandes qualités, ce GoW reste mineur et se pose davantage comme un chaînon manquant que comme un véritable complément à la création de David Jaffe.

 

Les Notes:

 

  • Graphismes 16/20

    Des rives de l'Attique aux profondeurs du Tartare en passant par le Styx et les Champs Elysées, Chains Of Olympus empile de somptueux décors, certes moins détaillés, texturés et impressionnants que leurs aïeuls mais témoignant d'un grand soin et d'un talent non moindre de la part des graphistes. Toutefois, on regrettera un bestiaire trop proche de celui des précédents opus et un très faible nombre de boss par ailleurs peu convaincants à l'exception du Basilic.

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  • Jouabilité 15/20

    Calquée sur celles de GoW et GoW : Divine Retribution, la jouabilité de cet opus doit néanmoins faire face aux limitations induites par le support. Tout en restant agréable, on reprochera parfois quelques actions contextuelles requérant une utilisation rapide du stick (le plus souvent des arcs de cercle) qui s'avère bien moins pratique que le DualShock 2. Enfin, bien que l'upgrade d'armes et de sorts soit présent, on devra se contenter de deux malheureuses armes et de trois pouvoirs dont un seul s'avère vraiment original.

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  • Durée de vie 8/20

    Dans le plus faible niveau de difficulté, il ne vous faudra pas plus de quatre heures pour venir à bout de l'aventure et ce en récoltant la totalité des yeux de gorgone et plumes de phénix ainsi qu'en améliorant toutes vos armes et magies au maximum. Pour l'anecdote, il est même possible dans ce cas de figure d'arriver au bout de notre périple avec un surplus de 80 000 orbes rouges (sigh). En Normal, comptez sur cinq heures environ. C'est peu, même pour un GoW, mais les cinq défis d'Hades ainsi que le mode Dieu pourront vous raccrocher un peu plus longtemps à votre PSP.

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  • Bande son 16/20

    Les doubleurs français des précédents opus rempilent et une fois encore ils nous gratifient d'une bonne prestation vocale. Le spectre musical de Chains Of Olympus est par contre moins étendu que ceux de ses parents dans le sens où plusieurs thèmes des épisodes antérieurs sont repris. La bande-son sonne donc toujours aussi juste, en optant judicieusement pour des morceaux cuivrés ou des mélodies plus nuancées, mais n'arrive pas à suffisamment s'émanciper au niveau des compositions originales.

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  • Scénario 12/20

    Le synopsis de ce God Of War revient sur le proche passé de Kratos mais on eut apprécié une histoire un peu plus ambitieuse. Cependant, quelques passages plus intimistes sont les bienvenus et offrent même au spartiate une troublante humanité au détour d'une scène très poignante se concluant ironiquement par une séquence d'une foudroyante barbarie. Au final, on ne pourra que déplorer la relative superficialité de la mise en scène moins inspirée que celle de Divine Retribution, les limitations du support n'étant a priori pas les seules causes de ce petit relâchement.

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  • Note Générale 15/20

    En compilant l'absence de nouveautés, le faible nombre d'armes, de boss, sans oublier la durée de vie limitée, on arrive à la conclusion que cet opus, pétri de qualités, demeure moins convaincant que Divine Retribution. Il nous reste néanmoins un bon jeu, admirablement programmé par Ready At Dawn Studio. La PSP peut donc se targuer de posséder un beat'em all à l'esthétisante violence même si de l'autre côté de l'Olympe, le destin de God Of War a rendez-vous avec la PS3...

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Par Kratos - Publié dans : God of War chains of olympus - Communauté : Le Fantôme de Sparte
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 12:46

God of War II : Divine RetributionAussi tenace, brave et entraîné que les 300 spartiates de Leonidas réunis, Kratos avance sans jeter un regard en arrière. Déterminé à régler ses comptes dans les hautes sphères du pouvoir, le guerrier lève son glaive, signe annonciateur de lendemains sombres pour l'Olympe et éructe sa colère à Zeus qui ne peut plus dès lors que prier les dieux pour que son règne ne s'achève point. L'histoire avance, les maîtres des cieux reculent pendant que le petit homme scande sa colère et laisse parler sa rage.

N'ayant ô grand jamais côtoyé le Médiocre, toujours au-dessus du très bon, God Of War s'imposa naturellement comme un chef-d'oeuvre incisif et survolté dans le domaine du beat'em all. Aussi percutant qu'une bonne droite dans la figure, l'oeuvre de Sony Computer en laissa plus d'un groggy, ce qui fut bien légitime vu qu'aucune publicité, ou presque, n'avait mis en avant cet étrange petit guerrier au teint pâle et au nom disgracieux. Ainsi, alors qu'on s'attendait à une simple collation, on déposa le Graal à nos pieds, ce qui, vous l'avouerez, aurait surpris n'importe quel chaland, amateur ou non de mythologie et d'action flamboyante. Sony tenait là une nouvelle Franchise avec un grand F et entendait bien en profiter quitte à multiplier les épisodes au détriment d'une quelconque originalité. Pourtant, God Of War II est un cas un peu particulier dans le sens où les développeurs ont pris leur temps pour peaufiner leur titre en ne cédant pas aux sirènes du capitalisme qui nous auraient, certes, permis de retrouver Kratos avec quelques mois d'avance mais Dieu seul sait sous quelle forme.



Ainsi, il convient d'être clair dès le départ. Oui, God Of War II reprend à l'exact ce qui a été réalisé dans le premier épisode, sa construction étant claquée sur celle de son aîné, mais la maestria des programmeurs, designers et scénaristes a permis de glorifier un héros qui atteint ici l'apogée de son art. En somme, God Of War II est un add-on de luxe, une extension fastueuse et si derrière les paravents de la nouveauté pointent des réminiscences du précédent volet, la beauté des décors, le gameplay brutal, sanguinaire, et le scénario sagace confinent une fois de plus au génie. Au final, la surprise s'efface mais laisse malgré tout le joueur médusé par tant de richesse culturelle et graphique. Divine Retribution se veut donc plus violent que son grand frère mais aussi et surtout plus ambitieux en terme de recherche architecturale et scénaristique. Sans vous révéler les tenants et aboutissants du synopsis, sachez seulement que cet opus nous narre le combat épique de Kratos qui défie le roi des dieux, Zeus lui-même. Si la quête du spartiate le mènera aux confins de la Terre et du temps, on ne peut nier que la longévité du soft reste toujours aussi relative. A peine plus long que celle de God Of War, il vous faudra compter sur une dizaine d'heures pour voir le bout de l'aventure qui se paye le luxe de se clôturer sur un des plans les plus frustrants de l'histoire du jeu vidéo ou comment maîtriser le teasing avec une outrecuidance éhontée.



Malgré cette durée de vie rachitique, la progression, qui bénéficie une fois encore d'une absence de temps de chargements, se veut encore plus limpide et bien plus éclectique en terme de phases de jeux. Si l'aspect beat'em all se taille la part du lion, il faut tout de même rendre hommage aux développeurs qui ont réussi à y inclure de façon très naturelle deux phases de shoot'em up durant lesquelles vous aurez le plaisir de virevolter dans les airs à dos de Pegase. En sus, on retiendra également un level-design mettant souvent en avant la nouvelle aptitude du spartiate lui permettant de s'accrocher au plafond, ainsi que les ailes d'Icare synonymes de vol plané. Malheureusement, il faut avouer que la jouabilité associée à cet élément est assez chaotique dans le sens où le double saut et le vol plané utilisent la même touche. En fait, si pour planer, il suffit de presser une fois et de laisser appuyer la touche Saut, le tout est bien trop sensible et il arrive très souvent qu'on plane alors qu'on a décidé de réaliser un double saut. Une erreur de parcours donc, d'autant qu'il eut été très aisé de pallier à ce problème en optant pour une combinaison de deux touches par exemple.


Pour rester dans les nouveautés, outre la panoplie d'armes inédites (marteau, lance) auxquelles viennent se greffer quelques anciennes (arc, lames d'Athéna) et de sorts magiques, qui peuvent gagner en puissance grâce aux orbes rouges récoltées, on a désormais la possibilité de s'accrocher à certains bouts du décor ou de ralentir le temps. J'évoque simultanément ces aspects car ces deux techniques sont parfois mises à contribution lors de phases de plates-formes chronométrées. Tout ceci concourt donc à insuffler à God Of War II une dimension plus sophistiquée à défaut d'être plus ouverte. Ainsi, malgré une liberté d'action cadenassée par une avancée linéaire et des scènes démentielles s'enchaînant à intervalle régulier, on ne peut qu'adhérer aux propos des développeurs qui ont préféré opter pour un soft dirigiste mais synonyme de dimension plus hollywoodienne. De fait, les actions contextuelles abondent encore plus que par le passé, aussi bien durant les combats que durant certains passages amenés par le scénario. En ou

tre, l'utilisation desdites actions renvoient plus que jamais au cinéma de John "Conan le barbare" Milius ou plus récemment celui de Zack "300" Snyder en privilégiant la fulgurance des coups et la barbarie du héros qui n'hésite jamais à couper du membre pour s'ouvrir une voie royale.

 


Si je l'ai mentionné plus haut, je me réserve le droit de revenir sur le côté artistique du jeu qui sonne comme le dernier pied de nez de la PS2 aux récentes Xbox 360 et autres PS3, (Wii ?). Si God Of War avait déjà clairement défini une charte graphique irréprochable, le second volet va encore plus loin en multipliant quelques-uns des plus beaux plans issus d'un jeu vidéo. La fragilité de certains décors, la finesse quasi angélique de fresques dépeignant des villes exsangues, piétinées par les dieux, l'ancien combat des Titans face à Zeus relayé par des cinématiques en CG d'une beauté à couper le souffle, rien n'est laissé au hasard. Ces traits, ces lignes gracieuses, ces aquarelles soyeuses offrent à GoW II une véritable identité graphique et si il convient de nuancer le tout (l'aliasing étant omniprésent durant les cinématiques utilisant le moteur de jeu), nul doute que nous tenons là une oeuvre d'art où comment des 0 et 1 peuvent donner vie à une exceptionnelle vision artistique.

 

On émettra tout de même un léger bémol concernant les boss, plus nombreux qu'ultérieurement mais moins impressionnants. Et quand bien même, ils restent malheureusement trop faciles à battre, un ou deux se contentant même de poser en attendant leur sentence. Ceci vient peut-être aussi du fait que Kratos est plus tenace que jamais, tout auréolé qu'il est d'une nouvelle puissance divine (le pendant de la Rage des dieux du premier GoW) lui permettant de disposer d'un regain de puissance durant quelques secondes. Pour battre la cadence, le jeu se pare également d'une bande-son absolument fabuleuse, les compositions guerrières étant temporisées par des plages plus douces lors de vos pérégrinations contemplatives. Le doublage français, jouissant d'une bonne direction pour éviter tout débordement vocal disgracieux, apporte la touche finale et délègue une once de charisme supplémentaire à notre héros ainsi qu'aux personnages gravitant autour de lui.



En substance, on ne peut pas dire que God Of War II innove même s'il s'est évertué à injecter du sang neuf à une franchise en passe de devenir une des plus précieuses du marché. Pourtant cette stagnation dans la narration et la construction ne fait point d'ombre à un titre plus vigoureux, plus féroce, plus vivant. Il va sans dire qu'au-delà de l'impression de déjà-vu, celle de parcourir un chef-d'oeuvre prévaut et nous étreint un peu plus à mesure qu'on évince nos ennemis ou qu'on s'abreuve de paysages à la beauté crépusculaire. Pour conclure, on saluera aussi des énigmes dont la quantité et la qualité ont été revues à la hausse ainsi qu'une difficulté parfaitement gérée. Kratos ne faiblit donc pas et s'il devra fléchir à plusieurs reprises ce sera pour mieux se relever afin de poursuivre sa quête vengeresse. Zeus n'a pas fini de trembler car désormais le champion des Titans entend bien régner sur toute une fratrie de dieux pleurnichards en faisant valoir son droit de vie et de mort. Il ne reste plus qu'à suivre le fil d'Ariane pour voir ce que l'avenir nous réserve mais gageons qu'il sera fait de calmes olympiens et de batailles homériques

Les Notes

 

  • Graphismes 19/20

    L'esprit créatif derrière God Of War fascine et déifie de simples décors qui prennent ici une dimension picturale rarement atteinte dans un jeu vidéo. Dire qu'on reste pantois devant l'architecture de God Of War II est un doux euphémisme tant le level design associé à une patte graphique inimitable balaie tout ce qu'on pouvait attendre d'un tel titre. Bien entendu, le bestiaire, les effets spéciaux et les cinématiques en CG ne sont pas en reste et font de God Of War II un des plus beaux jeux de la console malgré la présence d'aliasing.

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  • Jouabilité 17/20

    Le système, excellent, d'upgrade d'armes et de sorts magiques provient du premier God Of War et les développeurs ont eu la bonne idée d'inclure quelques nouveautés comme deux phases, très intenses, de shoot tout en accentuant l'aspect plates-formes grâce à un level-design astucieux et les ailes d'Icare permettant de planer. Malheureusement, le gameplay associé à ces dernières se révèle guère probant. On notera aussi quelques énigmes bien mieux maîtrisées que dans le précédent GoW.

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  • Durée de vie 13/20

    L'ossature de God OF War II est aussi solide que celle de son aîné et bien que la construction soit strictement identique d'un jeu à l'autre, la durée de vie est légèrement plus élevée dans ce second volet. Comptez sur une dizaine d'heures pour en faire le tour, voire un peu plus si vous désirez vous mesurer aux défis des Titans, débloquer tous les bonus ou simplement booster vos armes afin de découvrir la totalité des mouvements et autres techniques de combat.

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  • Bande son 18/20

    Le doublage français est toujours d'un très bon niveau, les acteurs ne surjouant pas, ce qui aurait pourtant été très aisé compte tenu de la nature assez stéréotypée et bodybuildée de Kratos. Enfin, que dire de la bande-son qui est tout simplement parfaite, les nombreux thèmes du soft s'accordant aux situations vécues. Un travail de géant pour un jeu de titans.

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  • Scénario 15/20

    Ce second volet marque une étape charnière dans la série et préfigure d'ores et déjà un troisième épisode savoureux. De la première confrontation face au colosse de Rhodes au plan final diablement jouissif, GoW II s'approprie une fois encore les mythes grecs tout en modernisant le look des déités du Panthéon. Entre les petits clins d'oeil au premier volet et le synopsis ambitieux nous faisant voyager par delà le temps et les royaumes divins, le joueur aura le souffle court d'un bout à l'autre de l'aventure.

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  • Note Générale 18/20

    God Of War II est un jeu qu'on peut maudire tant il suscite le désir chez le joueur qui à mesure qu'il avance éprouve un plaisir infini tout en redoutant d'arriver à la fin. De cet hédonisme naît ainsi un paradoxe qui veut qu'on progresse toujours plus rapidement tant la jouissance de la découverte est intense tout en réfrénant ses ardeurs de peur d'assister trop hâtivement à la conclusion d'un des plus grands beat'em all jamais créés. Cependant, il va de soi que le titre de Sony est supérieur en tout point à son aîné, les nouveautés apportées servant véritablement le soft. Magistral et définitif, GoW II n'est au final rien de moins qu'un idéal de jeu d'action.

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Par Kratos - Publié dans : God of War 2 - Communauté : Le Fantôme de Sparte
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 11:35
   

God of War Les chemins qui mènent vers le beat'em all sont si nombreux et tortueux sur PS2 qu'il serait indécent de penser qu'on peut encore arriver au bout de la route sans une quelconque aide. Pourtant God Of War a relevé ce défi et alors que nous ne l'attendions pas nécessairement, le voici qui arrive au loin après être passé par la croisée des chemins de la violence et de la mythologie. Véritable apologie graphique à la gloire de tout ce qui fait un grand jeu, le titre de SCEA est un hommage vibrant à la beauté et à la jouissance vidéoludique. God Of War est à marquer d'une pierre blanche dans le sens où il est un des rares titres qui ne se base pas sur une franchise et qui légitime en même temps le fait qu'une grosse production n'est pas forcément destinée à sacrifier son âme sur l'autel de la rentabilité... Chronique d'une odyssée vidéoludique.

 


Bien que God Of War soit une des plus grandes claques que j'ai reçu ces cinq dernières années, je n'en oublie pas pour autant que Sony n'a malheureusement pas fait énormément de publicité autour de son chef-d'oeuvre. Je ne saurai dire si ceci est dû à un excès de confiance mais toujours est-il qu'à l'inverse d'un DMC 3 qui a multiplié les trailers et autres annonces, God Of War est resté très discret. Ainsi, on peut donc se demander si ce titre aura les faveurs d'un public qui, il faut bien l'avouer, prête plus facilement attention à une grosse campagne marketing qu'aux avis d'une presse spécialiste. Dans un sens, c'est compréhensible mais de l'autre, ce constat est très frustrant surtout quand on voit que des oeuvres originales et sublimes comme The Mark Of Kri, Beyond Good & Evil ou ICO n'ont pas eu le succès qu'elles méritaient. A l'instar des jeux précités, God Of War mérite amplement d'être connu et reconnu pour ce qu'il est : le meilleur jeu d'action de la PS2. Loin des frasques branchées de Dante ou des délires temporels d'Onimusha 3, ce jeu s'appuie sur une imagerie mythologique tout en introduisant un anti-héros pour qui mode de vie rime avec barbarie.

Mais pour introduire un tel personnage, encore faut-il lui adjoindre un passé, un présent et un avenir. Ainsi, si on peut critiquer les libertés prises avec le matériau de base et quelques dialogues qui tournent vite en rond, l'atmosphère est d'une puissance évocatrice à même de faire taire les dieux eux-mêmes. Pour tout dire, je pense que c'est l'alchimie entre tous les aspects du jeu qui a rendu l'aura de God Of War aussi intense. Tout d'abord la réalisation du titre impressionne tant dans sa maîtrise graphique que technique. Mettant en avant de superbes cinématiques (qui doivent autant aux CG qu'à la peinture), elle privilégie la plupart du temps les cadrages simples qui magnifient les apparitions des déités venant apporter leur aide à Kratos. En sus, la mise en scène est au service du scénario, l'inverse étant également valable. S'ouvrant sur une scène pleine de désespoir qui voit Kratos sauter d'une falaise pour mettre fin à son existence, le jeu revient quelques jours en arrière pour nous narrer ce qui s'est passé durant ce laps de temps. Votre quête de rédemption peut alors débuter sous les conseils avisés d'Athèna qui va vous charger d'assassiner le dieu de la guerre Arès.

 

 

En tirant parti d'un tel synopsis de base, le jeu ne pouvait décemment pas décevoir au niveau de sa construction. Je vous rassure, ce n'est nullement le cas puisque God Of War est un modèle d'équilibre. Mélangeant de légères phases de plates-formes aux joutes homériques tout en incorporant quelques énigmes, l'architecture du jeu est mûrement réfléchie, ce qui donne au final une impression d'enchantement de bout en bout. Ceci est aussi dû à la quasi-absence d'allers-retours, chose rare dans ce genre de titres. En somme, bien qu'on eut aimé une durée de vie un peu plus longue (comptez sur 8 heures pour le terminer en Normal), il est appréciable de constater qu'à l'inverse de DMC 3, God Of War ne blouse pas le joueur en s'appuyant sur des artifices pour augmenter la durée de vie de façon artificielle. En résulte une progression alléchante qui ne cesse d'émerveiller au travers de surprises visuelles, scénaristiques ou propres à la jouabilité. Pourtant l'approche de GOW est on ne peut plus classique. Vous avancez en ligne droite, vous récupérez divers pouvoirs offerts par les dieux et vous affrontez des hordes d'ennemis ainsi que quelques boss. Vu sous cet angle, rien ne prédestine God Of War à un encensement total, et pourtant...

 

 


Tout d'abord, attardons-nous un peu sur le gameplay. Bien que Kratos ne dispose que de deux armes durant tout le jeu, ces dernières pourront évoluer pour nous offrir une panoplie beaucoup plus large de coups. A l'image d'Onimusha, vous allez devoir récupérer des orbes rouges (que laisseront vos ennemis) qui vous serviront à faire évoluer vos armes qui disposent de plusieurs niveaux de puissance. Une fois que vous aurez atteint le niveau supérieur, votre arme sera plus efficace et vous aurez accès à davantage de combos ou de mouvements. Ceci est aussi valable pour les sorts que vous obtiendrez auprès des dieux et qui verront leur pouvoir grandir à mesure que vous les ferez évoluer. Au final, la gamme d'actions est plutôt étoffée, Kratos peut réaliser des esquives en effectuant des roulades grâce au stick droit et l'utilisation des pouvoirs est très pratique pour se sortir de situations délicates. A ce titre, on signalera une jauge bleue qui pourra se remplir en récoltant des orbes de la même couleur. A chaque fois que vous utiliserez un sort, ladite jauge se videra progressivement et vous devrez alors la remplir à nouveau pour pouvoir vous servir à nouveau de la magie. Ensuite, vous pourrez aussi vous transformer en surhomme pendant une courte période, après avoir emmagasiné de l'énergie, pour faire le ménage aux alentours. Pour ajouter un peu de dynamisme à l'action, les développeurs ont également opté pour des actions contextuelles. Par exemple, après avoir étourdi un ennemi, une petite icône apparaîtra au dessus de lui. Vous devrez alors appuyer prestement sur ladite touche pour que Kratos effectue une action spécifique qui, le plus souvent, tuera instantanément l'ennemi. Cette idée est vraiment bien vue car lesdites actions s'inscrivent sans temps mort lors des combats et accentuent d'une manière incroyable la fulgurance des affrontements. Ces situations atteignent d'ailleurs leur paroxysme contre les boss où vous pourrez parfois appuyer sur plusieurs touches pour littéralement projeter votre adversaire contre le décor ou pour lui asséner des coups d'une rare violence. En parallèle des combats, vous serez aussi amenés à résoudre des énigmes qui se résument le plus souvent à trouver des objets pour avancer, bien que certaines soient plus proches de petits casse-têtes. Dommage tout de même que ces passages ne soient pas plus nombreux, même si on appréciera la diversité de ces phases tantôt basées sur la rapidité, les réflexes ou encore la réflexion.

 

 

Artistiquement parlant, le jeu est simplement parfait. Le level design est inspiré et magistral, le bestiaire est constitué de peu de monstres mais qui sont très bien animés et les boss sont certainement les plus impressionnants qu'on ait vu depuis longtemps dans un beat'em all PS2. Par contre, il est décevant de constater que ces derniers ne soient qu'au nombre de trois. Mais passée cette frustration, quelle virtuosité ! Entre une hydre gigantesque que vous affronterez sous un déluge balayant votre bateau comme un fétu de paille et un Minotaure recouvert d'une armure qui se fera un plaisir de vous faire profiter de son haleine brûlante, c'est un enchantement de chaque instant qui vous retournera la rétine. Il faut aussi signaler que bien que le jeu nous abreuve de décors tous plus beaux les uns que les autres en nous jetant en pâture des dizaines de monstres qui ploieront sous un déluge d'effets visuels, le tout se fait sans aucun temps de chargement... Prouesse, vous avez dit prouesse ? Un petit mot également sur la partie sonore qui ne démérite pas. Les musiques sont nombreuses et emphatiques, en total accord avec ce qui se passe à l'écran et leur composition n'a d'égale que leur orchestration. D'un excellent doublage américain, nous passons à un doublage français qui est bien dans le ton et qui, bien qu'en deçà de son modèle, ne fait nullement dans la caricature poussive, à l'image d'un Metal Gear Solid pour ne citer que lui.

 


Au-delà de sa condition de pot-pourri qui reprend tout ce qui a fait le succès de nombreux hits, God Of War est un chef-d'oeuvre qui se vit à cent à l'heure. Pensé jusque dans ses moindres détails, le jeu de SCEA a bien quelques défauts contre lui (durée de vie, dialogues qui manquent de profondeur, quelques légers soucis de visibilité dus à une caméra fixe...) mais qui pèsent finalement bien peu dans la balance. Esthétiquement parfait, doté d'un gameplay sans réelle fausse note, voici bien une production qu'on espère voir triompher, ne serait-ce que pour faire comprendre qu'un jeu qui n'a pas eu droit aux honneurs d'une imposante campagne publicitaire, peut malgré tout s'imposer. L'avenir nous dira si je me suis montré trop optimiste mais en l'état, je ne peux rien faire d'autre que de féliciter Sony pour cette pièce de collection qui m'aura retourné physiquement et psychologiquement. Stupéfiant, étourdissant et portant bien haut l'étendard d'une qualité divine, God Of War est un amalgame de toutes ces qualités et de bien d'autres choses encore.

 

Les Notes:

 

  • Graphismes 19/20

    Le level-design est l'un des plus beaux qu'il m'a été donné de voir et supporte comme il se doit l'aventure de Kratos. D'un voilier balayé par les flots déchaînés en passant par la cité d'Athènes pour se poursuivre par une visite du temple de Pandore, God Of War ne souffre d'aucun faux pas esthétique. Devant autant au Seigneur Des Anneaux qu'à l'Odyssée où il puisse son inspiration, le titre nous abreuve d'une beauté sidérante qui asperge aussi bien les environnements, les sorts ou les boss qui sont bel et bien divins et ce dans tous les sens du terme.

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  • Jouabilité 18/20

    Prenant le meilleur d'Onimusha, de PoP et de DMC, le gameplay de GOW est un modèle du genre. De plus, les développeurs ont su améliorer les idées reprises aux hits précités. Au final, exit les problèmes de caméra (même s'il en reste quelques-uns très minimes) et bonjour les phases de plates-formes mieux intégrées. On regrettera peut-être le faible nombre d'armes mais vu qu'un système d'upgrades apporte davantage de combos et de mouvements, le joueur ne devrait pas se sentir lésé. De plus, les actions contextuelles ajoutent un dynamisme féroce aux combats qui n'en sont que plus jouissifs.

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  • Durée de vie 12/20

    Un des points faibles du jeu. En mode Normal, il vous faudra entre 8 et 9 heures pour le terminer (et ce en prenant votre temps) alors qu'en mode God, vous pourrez tabler sur une dizaine d'heures. Dans tous les cas, plusieurs bonus restent à débloquer et franchement, God Of War est un de ces titres qu'on recommence encore et encore.

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  • Bande son 17/20

    La version américaine était parfaite au niveau du doublage, et son homologue français s'en tire plus ou moins bien. Les voix ne sont pas trop caricaturales compte tenu de la nature du héros et plus encore que les bruitages, ce sont les musiques qui ajoutent une touche de grandeur à l'ensemble. Gardant une unité malgré le mélange d'action et d'aventure, les thèmes de God Of War, qui se situent entre l'oeuvre d'Hans Zimmer et de Basil Poledouris, sont d'une finesse et d'une justesse qui transcende la progression.

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  • Scénario 14/20

    La nature même du héros fait que l'on s'y attache, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Kratos est en effet un anti-héros absolu qui aime la violence et les plaisirs charnels. Bien que les développeurs aient modelé la mythologie à l'image de leur jeu et que certains dialogues soient un peu fades, on tombe immédiatement sous le charme du synopsis qui nous fera découvrir l'envers du décor céleste où les trahisons succèdent aux prises de pouvoir...

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  • Note Générale 18/20

    Visuellement magnifique, bien pensé, jouissif au possible, cette nouvelle production de SCEA doit autant aux capacités de la PS2 qui donne tout ce qu'elle a, qu'au talent de développeurs qui ont injecté toute leur passion dans la réalisation de ce titre. C'est maintenant à vous de débuter ce voyage qui vous mènera aux confins de l'Olympe derrière lequel se cache une destinée divine...

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Par Kratos - Publié dans : God of War 1 - Communauté : Le Fantôme de Sparte
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 14:50

L'histoire de cet épisode se situe dix ans avant le premier épisode, God of War (2005). Il racontera ainsi l'une des missions que Kratos a réalisé au nom des dieux de l'Olympe, avant de se rebeller contre son maître.

Chains of Olympus (Les Chaînes de l'Olympe) commence avec la défense de la ville d'Attique face à l'invasion de l'armée Perse. Kratos notre héros, doit faire face au Basilic, le monstre Perse le plus redoutable, qui dévaste la ville. Après la destruction de ce monstre, des puissances divines cachent le soleil, plongeant le monde dans la plus grande obscurité. Kratos fait route vers la ville de Marathon afin de comprendre ce qui se passe....

Le premier arrêt de Kratos est le char d'Hélios. Celui-ci ne fonctionne plus, et Kratos devra le réactiver en réveillant les 3 chevaux de feu. Par la même occasion, Kratos s'équipera avec sa violence qui fait son charme du Bouclier du soleil et de la Lumière divine, armement d'Hélios, dieu du soleil. Après un bref tour par les sous-sols de l'Olympe, et la prière de la sœur d'Hélios, Eos, envers Kratos pour que celui-ci sauve son frère, il accepte à contre-cœur, déçu des dieux par de maintes fois. Une fois le char réactivé, Kratos laisse les destriers de feu le conduire à leur maître. Mais les destriers passent par les Carpates, et ils n'y survivent pas. Le char s'effondre, et Kratos n'a d'autre choix que de continuer à pied.

En suivant un cours chemin, Kratos se voit contraint d'appeler le passeur pour traverser la Mer de sang et atteindre l'autre rive où se situe son objectif, et la lumière d'Hélios qui jaillit. Le passeur n'est autre que Charon, et celui-ci n'est pas prêt de laisser passer Kratos. Le combat tombe en la faveur de Charon, qui jette sans vergogne Kratos par-dessus bord, dans le dédale.

Comme à l'accoutumée, Kratos va remonter par ses propres moyens, et découvre dans les abysses que les Titans, craints par les dieux, déchus, et condamnés à l'oubli par les dieux, dont Zeus lui-même, que Atlas n'est pas là ou il devrait être, et que quelqu'un l'a libéré. Il tombe aussi par hasard sur le Gant de Zeus, l'arme ultime par excellence, arme que Zeus aurait fait forgé et utilisé dans le seul but de déchoir les Titans et s'autoproclamer dieu de l'Olympe.

Une fois hors du gouffre, Kratos rappelle Charon, le passeur, et son bateau. Le combat recommence, en la faveur de Kratos et de son arme ultime : le gant de Zeus. Charon subit la colère sans pitié de Kratos qui en profite pour lui dérober une magie, la Colère de Charon.

Une fois sur l'autre rive, Kratos entame le début de la fin de sa quête. Il arrive sur le bord, et croit voir sa fille Calliope, qui chante une mélodie douce, avec un instrument rappelant un ocarina. Tel un illuminé, il se laisse conduire par cette mélodie, et grimpe en haut de la tour, où il fait connaissance de Perséphone. Elle lui propose de retrouver sa fille, de ne plus être le Fantôme de sparte, le condamné qu'il était et qu'il va rester des années durant, esclave des dieux, au service de sa vengeance, désincarné. Kratos cède, et accepte le marché : il rend tous ses pouvoirs à l'Arbre de la création, pour qu'il puisse passer le portail et aller aux Champs-Elysées, en compagnie de sa fille, heureux. Perséphone lui dévoile son plan avant de le laisser profiter de sa fille : elle a libéré Atlas pour que celui-ci s'attaque au Pilier du monde et fasse s'écrouler autant le monde des humains que celui des dieux, et mettre fin à toute vie. Sa vengeance contre Zeus pour l'avoir condamné à être la femme de Hadès. Kratos se retrouve devant un choix cornélien : laisser le monde disparaitre, lui et sa fille avec, ou perdre à jamais sa fille, une fois encore et sauver le monde, et sa fille au paradis, mais sans lui ? Kratos n'as pas le choix, il va devoir combattre et le sacrifice sera une fois encore de mise pour lui, le prix ultime à payer. Kratos repousse sa fille malgré ses pleurs, et redevient lentement le Fantôme de sparte, massacrant les âmes des Champs-Elysées pour redevenir celui qu'il avait été, le guerrier parfait. Une fois redevenu celui qu'il était, Kratos entame la bataille.

Perséphone s'offusque : de grandes ailes noires sortent de son dos, un casque et une armure romaine l'orne, puis s'envole vers les hauteurs du pilier de la création, Atlas grimpant inexorablement accomplir son œuvre destructrice. Le combat s'engage entre Kratos et Perséephone, ponctué de frappes d'Atlas, que Kratos repousse, et il en profite pour maitrîser Atlas avec les chaines restantes pendant à ses poignets. Kratos finit par vaincre Perséphone, l'achevant des armes d'Hélios, puis s'entretient avec Atlas. Ce dernier est condamné, enchaîné entre deux pans de la tour, condamné à porter le monde sur ses épaules, par Kratos lui-même. Atlas lance une dernière menace à Kratos, en lui disant qu'il a fait une erreur qui lui coûtera cher dans le futur. Puis Kratos s'en retourne sur le char d'Hélios diffuser la lumière et faire reculer l'obscurité.

Cependant, même Kratos ne peut tenir irrémédiablement face à des événements aussi tragiques. Il chute du Char, se laisse choir, et tombe du ciel, visiblement épuisé et moralement vaincu. Il chute inexorablement, puis au moment de toucher le sol, Kratos s'arrête à quelques centimètres du sol, et se pose doucement, sur le bord de la plus haute montagne de Grèce, celle-là même ou Kratos tentera de se suicider, en vain. Athéna et un autre dieu font leur apparition, et profite que Kratos soit inconscient pour le desarmer, et le laisser à nu, avec pour seules armes les Lames du Chaos. Le discours s'enchaine entre les deux dieux

- "Tu crois qu'on devrait le laisser là, Athéna ?" - "Il vivra. Ils le doivent ..."

Par Kratos - Publié dans : God of War chains of olympus - Communauté : Le Fantôme de Sparte
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 13:56

Après avoir vaincu Arès, Kratos est devenu le nouveau Dieu de la guerre. Haïssant les dieux, Kratos avait trouvé une nouvelle famille auprès des guerriers Spartiates. Ces derniers, soutenus par leur nouveau dieu, écrasaient de plus en plus de cités. Cependant à chaque nouvelle ville détruite, la colère des dieux grandissait.

Le jeu commence lorsque Kratos s'apprête à porter en personne le coup final à la cité de Rhodes. C'est alors que Zeus, craignant de subir le même destin qu'Arès, trompa Kratos et put ainsi lui retirer tous ses pouvoirs grâce à la lame de l'Olympe qu'il avais jadis forgée pour gagner la guerre contre les Titans. Une fois le Colosse vaincu (il fut mis en mouvement par Athéna), Zeus apparaît devant Kratos, affaibli et grièvement blessé. Le dieu des Dieux prend alors la lame de l'Olympe et tue Kratos, qui jure vengeance contre les dieux. Alors que le Spartiate est emmené aux Enfers, Gaïa lui apparaît en songe, et lui offre une opportunité de revanche, que Kratos accepte. Il se réveille, sort des Enfers (pour la deuxième fois), et chevauche le Pégase ...

L'histoire est bâtie sur la vengeance de Kratos contre Zeus. Mais pour arriver à ses fins, Kratos va devoir refaire le plein de pouvoir et d'armes ; ce qui le conduira à traverser nombre d'obstacles et rencontrer énormément de personnages de la mythologie grecque. Kratos va ainsi aller au bout du monde jusque dans l'antre du titan Typhon afin d'y obtenir l'arc de Typhon qui lui permettra de tuer ses ennemis à distance. Entre-temps Kratos aura aidé Prométhée en le brûlant, mettant ainsi fin au supplice infligé par Zeus. En récompense, Prométhée donnera à Kratos ses cendres, lui permettant ainsi d'obtenir le pouvoir La colère des Titans.

Kratos part ensuite pour l'île de la Création afin d'y trouver les sœurs du destin, dans le but de revenir à l'instant de la trahison de Zeus et d'empêcher sa mort. Notre héros va partir vers les Coursiers du Temps, quatre chevaux géants de pierre et de métal, sur le dos desquels il combattra le héros Thésée et où il obtiendra la magie que lui donne le Titan Cronos. Il force ensuite les coursiers à faire avancer l'île de la Création afin de pouvoir s'y rendre.

Se rendant sur l'île, il affronte ensuite plusieurs autres personnages mythologiques parmi lesquels Euryale (une des sœurs de la gorgone Médusa), Cerbere (le chien gardien des enfers), le chef de l'armée barbare qu'Arès avait jadis décimé à la demande de Kratos ainsi que Persée (un puissant guerrier qui peut devenir invisible), Thésée, Icare. Il rencontrera également Jason et les Argonautes. Certains héros sont à la solde des Dieux, d'autres cherchent, comme Kratos, à changer leur destin avec l'aide des Moires.

Plus tard, Kratos obtient l'aide du phœnix pour se rendre dans le temple des sœurs du destin, ces dernières refusent alors d'aider Kratos qui ne trouva qu'une seule solution : les assassiner l'une après l'autre. Détenant désormais le pouvoir de contrôler l'espace et le temps, Kratos se rend au moment où Zeus l'avait trahi. Il intervient et engage un combat épique où il ne pouvait que sortir vainqueur jusqu'à ce qu'Athéna se sacrifie pour sauver son père qui s'enfuit.

Plus en colère que jamais, Kratos apprend que Zeus est en réalité son père et prend la décision d'en finir avec lui. Grâce à sa maitrise du temps, Kratos retourne donc dans le passé, au moment ou Zeus et les autres Olympiens entreprennent d'enfermer les titans au Tartare. Son plan, récupérer tous les titans afin de retourner dans le présent et ainsi décimer les dieux.

Le jeu se termine sur une scène qui montre Kratos sur le dos de Gaïa accompagnée des autres titans qui escaladent le mont Olympe avec l'intention de détruire les Dieux.

C'est le début de la fin...

Par Kratos - Publié dans : God of War 2 - Communauté : Le Fantôme de Sparte
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